Biographie

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André Gaudreault est professeur au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal depuis 1991. Il a obtenu en 1979 et en 1983 une maîtrise et un doctorat en cinéma de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, après avoir terminé en 1975 un baccalauréat en cinéma et histoire de l’art à l’Université Laval, où il a enseigné le cinéma de 1976 à 1991.

André Gaudreault est l’un des cinq fondateurs de l’Association internationale pour le développement de la recherche sur le cinéma des premiers temps (Domitor), qu’il a dirigée, à titre de premier président élu, de 1985 à 1994, et dont il a été nommé membre honoraire à vie en 2012.

Il a fondé en 1992, et dirigé pendant 25 ans, le Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique (GRAFICS). Il a aussi assumé, de 1997 à 2005, la direction du Centre de recherche sur l’intermédialité (le CRI, devenu le CRIALT), dont il est l’un des quatre fondateurs. Il a créé en 2010, à l’Université de Montréal, avec le réalisateur et producteur Denis Héroux, l’Observatoire du cinéma au Québec (OCQ), un carrefour universitaire unique en son genre qui vise à encourager les échanges entre les milieux de l’enseignement et de la pratique du cinéma. Il est également l’un des fondateurs et le directeur du Partenariat international de recherche sur les techniques et technologies du cinéma (TECHNÈS), qui réunit depuis 2012 dix-huit partenaires et quarante-cinq chercheurs de différents pays. En 2016, il a fondé, sous l’égide de sa chaire de recherche, le Laboratoire CinéMédias, dans le cadre duquel il dirige, outre TECHNÈS et l’OCQ, le Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des identités médiatiques (le GRAFIM, qui a succédé en 2017 au GRAFICS) et le Programme de recherche sur l’archéologie et la généalogie du montage/editing (PRAGM/e), qu’il a créé en 2018.

Directeur de la revue d’études cinématographiques Cinémas de 1999 à 2016, et membre du comité de rédaction ou du comité scientifique de plusieurs revues savantes, André Gaudreault compte à son actif plus de trois cents publications parues dans plus d’une quinzaine de langues (à savoir, outre le français et l’anglais, l’allemand, le bulgare, le chinois, le coréen, le danois, l’espagnol, l’italien, le japonais, le néerlandais, le polonais, le portugais, le russe, le suédois et le tchèque). Il a notamment publié Du littéraire au filmique. Système du récit (1988), ainsi que Cinéma et attraction. Pour une nouvelle histoire du cinématographe (2008), et coécrit La fin du cinéma? Un média en crise à l’ère du numérique (avec Philippe Marion, 2013) et Le récit cinématographique. Films et séries télévisées (avec François Jost, 1990 et 2017).

Il a été professeur invité dans de nombreux établissements d’enseignement en Argentine (Universidad de Buenos Aires), au Brésil (Universidade de São Paulo), en Chine (Université normale du Fujian), en Espagne (Universidade Santiago de Compostela), en France (Université Paul-Valéry Montpellier 3, Université Lumière Lyon 2, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Université Rennes 2, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, École européenne supérieure de l’image, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et École normale supérieure), en Italie (Università degli studi di Bologna), au Mexique (Benemérita Universidad Autónoma de Puebla), en Norvège (Nordic Academy for Advanced Study), en Suisse (Université de Lausanne) et à Taiwan (Université nationale centrale).

Ses travaux de recherche lui ont valu un grand nombre de distinctions. Lauréat en 2010 du prix international Jean-Mitry, décerné dans le cadre du festival Le Giornate del Cinema Muto de Pordenone, il a obtenu en 2013 la prestigieuse bourse Guggenheim en récompense de sa « production scientifique exceptionnelle ». Élu membre de la Société Royale du Canada en 2014, il a reçu la même année le prix Acfas André-Laurendeau pour « l’excellence et le rayonnement de ses travaux et de ses actions dans le domaine des sciences humaines » et a été nommé chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres de la République française en 2016 pour « sa contribution déterminante au rayonnement du patrimoine cinématographique ». Inclus depuis 2015 dans le Canadian Who’s Who et titulaire depuis 2019 d’un doctorat honoris causa de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, il a reçu en 2017 le prix Léon-Gérin, « la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec dans le domaine des sciences humaines et sociales », et, en 2018, le prix Killam en sciences humaines du Conseil des arts du Canada.